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Le Pain de Saint Antoine N° 8
Publié le 11/08/2026

N° 8 - Année 2006
Chers amis de saint Antoine,
Gloire au Docteur Evangélique.
Cette année nous voudrions honorer notre cher saint dans son rôle de prédicateur de la vérité et de docteur des intelligences. Certes, sa spécialité la plus fameuse est de faire retrouver les objets perdus et ce pouvoir particulier de saint Antoine est la raison ordinaire qui attire les aumônes au pied de ses statues et dans le « trésor » du « Pain des Pauvres ». Mais ce grand thaumaturge a un rôle encore plus noble : celui d'éclairer les intelligences.
L'image que nous vous proposons dans ce numéro 8 le représente comme un maître qui enseigne. Nous laisserons un grand dévot de saint Antoine, le P. Marie-Antoine de Toulouse, donner la signification de cette image, en citant des extraits d'une lettre qu'il a adressée à l'auteur de la statue, le 12 juillet 1896. Depuis cette lettre, notre saint a été déclaré Docteur de l'Eglise par le Pape Pie XII en 1946. Pour fêter ce 60e Anniversaire nous citerons aussi des extraits de sa magnifique Lettre Apostolique en l'honneur de saint Antoine.
Comme les aumônes du « Pain des Pauvres » sont destinées à aider les familles en difficulté pour l'éducation de leurs enfants (spécialement les enfants de l'Ecole Saint-Jean-Bosco de Marlieux), nous pouvons remarquer que saint Antoine exerce ainsi son rôle, de façon indirecte, de maître des intelligences, puisque, par son intermédiaire, des enfants peuvent recevoir le pain substantiel de la bonne doctrine.
Qu'en ce 60e Anniversaire, beaucoup de grâces de lumière doctrinale descendent, à la prière du grand docteur franciscain, sur les âmes des enfants, sur tous les bienfaiteurs du « Pain des Pauvres » et sur la Sainte Eglise Catholique toute entière.
EXTRAITS D'UNE LETTRE DU TRES REVEREND PERE MARIE-ANTOINE, CAPUCIN
(apôtre de la restauration du culte de saint Antoine de Padoue en France et premier Propagateur de l'œuvre du Pain de saint Antoine).
« Vous avez eu une très heureuse idée de symboliser comme vous l'avez fait, dans une magnifique statue, la double mission que vient remplir saint Antoine de Padoue à notre époque si ténébreuse et si orageuse, et vous avez parfaitement fait ressortir le caractère bien distinct de chacune.
Tout le monde le sait et le dit, notre société est malade et très malade : le corps, l’âme, tout souffre, tout meurt de faim. Mais la plaie qui ronge l’âme est encore bien plus lamentable que celle qui ronge le corps ; le corps a sans doute besoin de ce pain qui le nourrit, mais la faim que l'âme a de la vérité est de beaucoup plus pressante. Cependant, qui le comprend et qui s'en occupe ? Qui comprend que tant qu'on ne travaillera qu'à nourrir le corps en laissant l'âme mourir de faim, on n'aura rien fait encore pour le salut de la société, et qu'on n'aura pas fait avancer d'un pas la solution de la question sociale ?
Votre statue met admirablement en lumière cette grande vérité. Elle nous la révèle d'une manière saisissante. On y reconnait, à première vue, le sauveur envoyé par Dieu à notre société si malade ; on comprend immédiatement la double et grande mission qu'il veut remplir ; on comprend que l'œuvre de l'apostolat des âmes est le complément nécessaire de l'œuvre du pain des pauvres ; que celle-ci c'est le moyen, l'autre le but.
Il était infiniment utile, très nécessaire et très urgent de mettre en évidence cette vérité, et de la faire accepter pratiquement par tous ceux qui s'occupent du pain des pauvres. Votre statue met cette vérité parfaitement en relief.
Ce que dit l’Enfant-Dieu debout sur les genoux du saint, l'Eglise nous le dit comme Jésus : "Ecoutez, s'écrie-t-elle, écoutez ce grand saint". »
EXTRAITS DE LA LETTRE APOSTOLIQUE DECLARANT SAINT ANTOINE DE PADOUE DOCTEUR DE L'EGLISE UNIVERSELLE. (Pie XII, 16 janvier 1946).
« Comme la renommée de la science théologique d'Antoine s'était déjà répandue au loin, le patriarche séraphique, après s'en être assuré, voulut confier à Antoine la charge d'enseigner à ses frères la théologie, en lui adressant ce message exquis : "A Frère Antoine, mon évêque, Frère François envoie son salut. Je serais heureux que tu enseignes aux Frères la théologie sacrée, à condition cependant que pendant cette étude ne s'éteigne ni en toi ni en eux l'esprit de la sainte prière et de la dévotion, ainsi que le veut la règle".
Antoine remplit fidèlement sa charge de professeur de théologie et doit, à ce titre, être considéré comme le premier lecteur de l'ordre franciscain. Il enseigna d'abord à Bologne, alors siège principal des études, puis à Toulouse, et enfin à Montpellier, où les études étaient également florissantes. Antoine enseigna donc ses confrères, enseignement qui produisit les fruits les plus abondants et, ainsi que le lui avait prescrit le séraphique patriarche, il ne laissa aucunement s'alanguir, ni en lui ni dans les autres, l'esprit de prière et de dévotion.
De quelle lumière resplendit l'enseignement d'Antoine, tout comme sa prédication de la parole de Dieu, les auteurs contemporains et les plus récents l'attestent : tous sont unanimes à célébrer et à louer très haut sa sagesse en même temps qu'ils portent aussi aux nues sa puissante éloquence. Quiconque parcourt attentivement les Sermons du padouan découvre en lui l'éminent exégète et commentateur des Ecritures sacrées, le théologien remarquable, habile à expliquer lumineusement les vérités dogmatiques, enfin l'insigne Docteur et maître en matière d'ascétisme et de mystique. Toutes ces prédications, sorte de trésor de l'art divin de la parole, peuvent aider grandement et tout particulièrement les hérauts de l'Evangile et constituent comme une très riche mine de laquelle les orateurs sacrés surtout peuvent extraire en abondance les preuves et les arguments les plus puissants pour défendre la vérité, combattre les erreurs, réfuter les hérésies et ramener les égarés dans le droit chemin.
En outre, Antoine ayant coutume de toujours prouver ses affirmations par des passages et des sentences tirés de l'Evangile, c'est à bon droit qu'il mérite le titre de Docteur évangélique. Dans ses écrits, en effet, comme dans une source intarissable d'une eau très limpide, un grand nombre de savants théologiens et d'orateurs sacrés ont constamment et largement puisé dans le passé et puisent encore aujourd'hui la saine doctrine, précisément parce qu'ils considèrent Antoine comme un maître et le regardent comme un Docteur de la sainte Eglise. De fait. Sixte IV, dans la lettre apostolique Immensa, du 12 mars 1472, écrivait ceci : "Le bienheureux Antoine de Padoue, tel un astre éclatant qui luit dans le ciel, par ses vertus et mérites éminents, par sa profonde sagesse et son enseignement des choses saintes, et par son ardente prédication, a illustré, glorifié et consolidé notre foi orthodoxe, ainsi que l'Eglise catholique". Pareillement, Sixte V, dans la bulle apostolique du 14 janvier 1586, a écrit : "Le bienheureux Antoine de Lisbonne fut un homme d'une éminente sainteté..., rempli aussi de divine sagesse".
On ne peut non plus passer ici sous silence, mais le tenir pour très considérable et important, le magnifique éloge que fit de notre saint le pape Grégoire IX qui, après avoir entendu Antoine prêcher et avoir joui de son admirable conversation, voulut le proclamer Arche du Testament et Arsenal des Ecritures sacrées. Très digne de mémoire est aussi le fait que, le 30 mai 1232, onze mois à peine après sa précieuse mort, le thaumaturge de Padoue fut inscrit au catalogue des saints ; on rapporte qu'à la fin de la cérémonie pontificale solennelle de la canonisation, Grégoire IX, lui-même, entonna en l'honneur du nouveau saint, l'antienne propre des Docteurs de l'Eglise : O doctor optime, Ecclesiœ Sanctœ lumen, béate Antoni, divinœ legis amator, deprecare pro nobis Filium Dei.
(...) Spontanément et bien volontiers, acquiesçant au désir de tous les Franciscains et de toutes les autres personnes ci-dessus nommées, par les présentes lettres, en connaissance de cause et après mûre délibération, et en vertu de la plénitude du pouvoir apostolique. Nous établissons et déclarons saint Antoine de Padoue, confesseur. Docteur de l'Eglise universelle ».
TEMOIGNAGE : Saint Antoine et le portable : un saint toujours à l’écoute !
Chers Frères, Le 25 octobre 2005
Voici mon dû au Pain des Pauvres de saint Antoine. Le grand saint m'a fait retrouver :
— Une fois le téléphone portable de mon entreprise. J'ai cherché toute une journée dans tous les bureaux possibles, puis après une fervente prière à saint Antoine, assortie d'une promesse de don, j'ai immédiatement été inspiré de retourner dans un bureau où j'étais déjà venu chercher deux fois sans rien voir, et j'y ai de suite retrouve ce téléphone !
— Une autre fois un dossier important qui m'avait coûté quelques journées de travail. Après une demande confiante à saint Antoine, je l’ai immédiatement retrouvé, mélangé à d'autres dossiers !
A chaque fois l'inspiration de chercher au bon endroit a été nette, immédiate, et sans aucune nouvelle hésitation. Avec quelle gratitude je l'en remercie, la petite image qui accompagne ce mot vous le laisse deviner. Bien fraternellement. M. M.
RAPPEL DE LA PRATIQUE ET DES OBJECTIFS DE LA DÉVOTION Ail PAIN DES PA UVRES DE SAINT ANTOINE I
Il s'agit de demander à saint Antoine des grâces et même des faveurs exceptionnelles dont nous avons besoin - spirituelles ou temporelles - pour nous ou pour autrui, en lui promettant une aumône déterminée pour l'école Saint-Jean-Bosco. Dès que la grâce est obtenue, on envoie l'aumône promise à l'adresse suivante :
LE PAIN DES PAUVRES DE SAINT ANTOINE, « LA PROVIDENCE »
Morgon
69910 YÏLLIE-MORGON
Chèque à Tordre de « La Providence ».
Précisez : Le Pain de saint Antoine.
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